24/03/2009
Oh shiny day, not happy day.
La semaine dernière, en pleine crise d'arrachage de cheveux sur la partie compta de notre dossier, je reçois un mail de ma petite soeur, qui me communique gracieusement ses notes de premier semestre enfin délivrées.
Elle me gratifie d'un généreux : "jviens de me faire arnaquer de 2700 euros sur le net (fraude), maman est furax et j'imagine pas la réaction de papa, chui dans la merde..." et là, fin du message.
...
Suspense insoutenable. Panique à bord. Crise cardiaque avant l'heure. Je n'en peux plus, j'appelle ma chère et tendre maman pour tirer les choses au clair. Il s'avèrerait que Paypal, c'est le diable. Du moins, le véhicule du diable, la diabolo-mobile, car ma soeur a été victime d'une arnaque, bien connue sour le nom de phishing. Autrement dit, tu t'es fait niquer.
Ouf néanmoins, opposition de la carte bancaire, elle a porté plainte, selon la gendarmerie, puisqu'elle est assurée, elle devrait recouvrer l'intégralité de l'argent dépensé que nous n'avions pas.
Les petites enfoirés ont quand même raflé au total plus de 3 000 euros. Ouille, ça pique le cul comme on dit.
Voilà comment la fiction devient réalité.
Sinon, bah plein de travail, peu de temps, des partiels, mais bientôt la fin.
Un colocataire qui ne sait pas se servir d'une brosse à chiotte, qui n'a pas encore compris que les toilettes, sur le dessus ils sont propres, c'est dedans que c'est caca et qu'il faut nettoyer... Que, de préférence, les toilettes se nettoient toutes les semaines et la douche un peu moins souvent. Que le samedi matin, j'ai le droit de faire la grasse matinée, SI JE VEUX, ET QU'IL N'A QU'A FERMER SA GUEULE. Qu'il a un rire débile qui vrille les oreilles. Que descendre les escaliers, c'est pas un concours de celui qui fera le plus de bruit en s'écroulant sur chaque marche.
Habituellement, me concernant, qui dit printemps dit happy, hormones crazy, lalala, les petits oiseaux, les monsieurs dans la rue, etc etc. Là, je bougonne juste, Paris ne semble pas avoir l'effet escompté tout compte fait.
A bientôt, je serai probablement retournée dans mes vertes contrées, en stage et happy. Donc, souhaitez-moi de tout déchirer d'ici-là et je ferai peut-être de même pour vous. :)
PS la femme de ménage qui renifle comme un mec dégueu, c'est horrible, je déteste ça.
18:12 Publié dans What a mess. | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
17/03/2009
Dauphinois or not dauphinois ?
Ah ben c'est gratiné.
... juste que je trouve l'expression marrante et que du coup, j'avais envie de l'écrire.
Ha ! Gifle mentale. :)
15:35 Publié dans Le Ridicule te tuera. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16/03/2009
Parce que ça pue de la gueule.
Parce que j’ai mon stage.
Parce que j’ai plein de boulot.
Parce qu’il fait beau.
Parce que j’ai froid et qu’il n’y a plus de chauffage.
Parce que bien et pas bien ça s’équilibre en négatif comme un bilan de comptabilité mal écrit.
Parce que j'étais contente de rentrer.
Parce que je tiendrai bon, j'ai pas le choix, et qu'il reste que 3 semaines de cours qui vont filer à vitesse éclair.
Parce que le volume 3 de Harry Potter me tient compagnie.
No worries, c'est bientôt le printemps, ça ira bien voyons.
18:02 Publié dans Le Malaise mélancolique. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Flambant neuf, Janet Evanovich
Je trouve ça réconfortant de voir que les rideaux de Tante Rose lui ont survécu. Une pierre tombale, c’est bien, mais des rideaux, c’est tellement plus personnel.
Mes mains ne tremblaient plus, ma douleur au thorax s’estompait, mais je savais que, quelque part dans ma tête, subsistaient de noires pensées au sujet de Howie, que la tristesse montrerait le bout de son nez et que je devrais la renfoncer dans des fissures pleines de magma cérébral. Je crois fermement aux valeurs du déni. La colère, la passion et la peur se déversent en moi en temps réel. La tristesse, je la garde en réserve jusqu’à ce qu’elle s’émousse. Un jour, dans trois mois, je flânerai au rayon céréales du supermarché et j’éclaterai en sanglots en pensant à Howie, un type que je ne connaissais même pas, bon Dieu. Face aux boîtes de céréales, je reniflerai et clignerai des yeux pour chasser mes larmes et que personne ne s’aperçoive que je suis une bêtasse hyperémotive. Je songerai à la vie de Howie, à ce à quoi elle avait dû ressembler, puis à sa mort, et je sentirai un trou béant s’ouvrir en moi. Et alors, je foncerai au rayon surgelés, je choisirai une boîte de glace Häagen-Dazs au café et je mangerai tout.
J’étais piquée au vif que Morelli n’ait pu s’empêcher de sourire au souvenir de Terry Gilman en caraco et en string. Gilman et ses lolos du tonnerre. Ah ! Gifle mentale.
Moi, je n’avais pas besoin de la carte. Je prends toujours des fettucini Alfredo aux saucisses, et, parce que je n’ai pas envie de mourir, du vin rouge pour déboucher mes artères.
Ranger considéra le plat qu’on m’avait servi. Pâtes, saucisses, sauce au fromage et à la crème fraîche.
- Baby… soupira-t-il.
Dans son assiette : un blanc de poulet et des légumes grillés. S’il nourrissait mes fantasmes, lui ne savait pas se nourrir.
Flambant neuf, Janet Evanovich
17:59 Publié dans Mes lectures, extraits. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quatre ou double, Janet Evanovich
Les épagneuls bretons sont mignons. Les chaussons pour bébés sont mignons. Morelli n’est pas mignon. Non, non, non. Morelli peut faire bouillir de l’eau rien qu’en la regardant.
- Il n’y a rien de bien à la télé ce soir, de toute façon, me cria ma grand-mère de l’étage. Et ne t’inquiète pas, je viendrai équipée !
Je bondis de ma chaise.
- Pas de revolver ! dis-je en lançant un regard à ma mère. Elle n’a plus son .45, hein ?
- J’ai fouillé sa chambre et je ne l’ai pas trouvé.
- Je veux qu’elle subisse une fouille corporelle avant qu’elle monte dans ma voiture.
- Pas assez d’argent dans tout l’univers, dit mon père. Je ne regarderai jamais cette femme nue, pas même sous la menace.
Sally, souleva sa jupe plongea la main dans son slip et en sortit un revolver. Un Glock. (…)
D’un geste vif, Lula dégaina un revolver de sa pochette en satin rose et ma grand-mère brandit son .45.
- Vas-y, fais-toi plaisir, minable, dit Mamie Mazur.
- Hé, j’veux pas d’ennuis. On déconnait, c’est tout.
- J’ai envie de le buter, dit Sally. Vous ne direz rien, les filles ?
- Ce n’est pas juste, dit Lula. C’est moi qui veux le descendre.
- O.K., dit ma grand-mère. Je compte jusqu’à trois, et on tire en même temps.
Quatre ou double, Janet Evanovich
17:53 Publié dans Mes lectures, extraits. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
