14/12/2008

Tu t'es vue quand tu pues...


L’électronique qui me fait faux bond ! On aura tout vu, on a généralement un bon feeling. L’interrupteur de la tour du PC me lâche, le câble d’alimentation de l’écran, itou. C’est la dèche.

 

C’est la panique. Du boulot partout. Peu de capacité de concentration et d’auto-discipline. La fatigue, toujours elle. L’impossibilité de me contrôler. Les fêtes qui approchent. Autant dire déprime et solitude comme tous les ans. L’horreur. Personne qui vient. Personne à voir. Rien faire, rien fêter. La tristesse qui presse. Qui écrase. L’horreur, ouais. Et pourtant, c’est LA période qui devrait être trop de la balle, magique avec de la neige et des trucs qui brillent. J’adore ça en plus les trucs qui brillent. Merde alors, comment j’en suis arrivée là ?

Alors quand je suis dans le bus, dans Paris, c’est trop beau, et je me dis : bah c’est pas cool, t’es toute seule banane, alors je souris toute seule banane. Et je pense à chez moi, que ça fait du bien de rentrer, mais que n’avoir aucune vie sociale constante, bah c’est la merde grave sa maman et que je vais passer un sale quart d’heure.

Amen.

 

Je viens de me rendre compte de l’absurdité de la vie. De l’absurdité de MA vie de merde. J’ai des courbatures. Pourquoi ? Bah je crois que c’est parce que je me suis épilée les jambes… ça ferait plus classe si je disais que c’est la grippe. Ouais, vaut mieux. C’est la grippe que je n’ai pas.

 

Quelle idée de mettre de l’oignon dans le coleslaw sans me prévenir. Donc je vous préviens, mettent de l'oignon les gens dans le coleslaw.

 

Voilà, ajustement de la police. Et non, j'ai toujours pas fini mon dossier, hum hum.

 

Les filles sont trop gentilles, Sparkle Hayter

En plus du sumac vénéneux que je fais pousser sur le bord de mes fenêtres dans le cadre d’un programme de dissuasion des cambrioleurs, je garde toujours à portée de la main : un flacon d’eau de Cologne additionnée de poivre de Cayenne, un parapluie automatique et toutes sortes de petits objets pouvant faire office d’arme, dont un Epilady et un pistolet de colle à prise ultra-rapide, muni de deux embouts (sortie régulière et pulvérisation). En cas d’attaque, je peux balancer à l’agresseur de la colle brûlante en pleine poire, même à trente mètres. Si ce dernier accessoire signait pour moi une escalade dans la course à l’armement, je n’étais cependant pas encore prête à suivre les masses et à m’équiper d’un vrai flingue.


Il s’agissait du cas Cécile Le Doc, de Nice, France.
« Une femme adorable », selon l’avis unanime de ses voisins. « Une épouse douce, soumise et dévouée. »
Douce, soumise et dévouée, jusqu’au soir où, après une dispute, Cécile Le Doc frappa à mort son mari avec leur tortue de neuf kilos, Henri.
Pauvre mari.
Pauvre tortue.
Je ne pus résister à la tentation de garder cet article pour le chapitre de mon album de coupures de presses intitulé « Armes inhabituelles ».


Jerry était néanmoins persuadé qu’il avait le profil de l’emploi. Dans ce but, il suivait des cours d’allemand chez Berlitz et pratiquait tous les jours avec nous. A l’entendre, vous auriez cru qu’il réclamait d’urgence une manœuvre de Heimlich.


Mme Ramirez s’imagine que je gère pendant mon temps libre un cercle de travelos call-girls. Pour elle, toutes les jeunes femmes ou tous les androgynes qui mettent les pieds dans l’immeuble sont des call-girls qui viennent me rendre visite.


Les femmes font toujours regretter aux hommes ce que la nature les a poussés à faire.


Ça me rappela mon enfance, quand Tante Mo m’avait dit : « Tu ne veux pas aller au paradis ? » J’avais hésité, considéré la question et demandé, suspicieuse : « Tu y seras ? »


- Tu es convaincue, maintenant ? Tu es prête à remercier le Seigneur de t’avoir sauvé la vie et à la lui consacrer pour t’acquitter de ta dette ?
Présenté sous cet angle, j’avais presque l’impression de ne pas avoir le choix. Mais je me rappelai à temps que selon les standards inflexibles de l’Ancien Testament énoncés par Tante Mo, tous les beaux mecs devaient être en enfer. Le doute revint subitement obscurcir ma foi.


Les filles sont trop gentilles, Sparkle Hayter

 

Ah, moins drôle que le premier... du moins au début. Mais après, ça se rattrape plutôt pas mal. Du bon.