16/03/2009
Quatre ou double, Janet Evanovich
Les épagneuls bretons sont mignons. Les chaussons pour bébés sont mignons. Morelli n’est pas mignon. Non, non, non. Morelli peut faire bouillir de l’eau rien qu’en la regardant.
- Il n’y a rien de bien à la télé ce soir, de toute façon, me cria ma grand-mère de l’étage. Et ne t’inquiète pas, je viendrai équipée !
Je bondis de ma chaise.
- Pas de revolver ! dis-je en lançant un regard à ma mère. Elle n’a plus son .45, hein ?
- J’ai fouillé sa chambre et je ne l’ai pas trouvé.
- Je veux qu’elle subisse une fouille corporelle avant qu’elle monte dans ma voiture.
- Pas assez d’argent dans tout l’univers, dit mon père. Je ne regarderai jamais cette femme nue, pas même sous la menace.
Sally, souleva sa jupe plongea la main dans son slip et en sortit un revolver. Un Glock. (…)
D’un geste vif, Lula dégaina un revolver de sa pochette en satin rose et ma grand-mère brandit son .45.
- Vas-y, fais-toi plaisir, minable, dit Mamie Mazur.
- Hé, j’veux pas d’ennuis. On déconnait, c’est tout.
- J’ai envie de le buter, dit Sally. Vous ne direz rien, les filles ?
- Ce n’est pas juste, dit Lula. C’est moi qui veux le descendre.
- O.K., dit ma grand-mère. Je compte jusqu’à trois, et on tire en même temps.
Quatre ou double, Janet Evanovich
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