04/02/2009
Bah oui, je suis encore là.
J’avais résolu de tout écrire. Etaler les faits. Etaler ma peine. Mais c’était trop frais. Alors, j’ai attendu. En fin de compte, je préfère ne pas y revenir. La mort de mon grand-père a été un coup dur pour nous tous. Je choisis donc de ne pas m’y replonger. On verra bien si j’en éprouve le besoin quand je rentrerai chez moi aux prochaines vacances… dans 1 semaine et demie, ça va arriver vite. J’irai le voir, enfin là où ses cendres ont été enterrées. Et puis après ça, on verra bien ce qui se passera.
Il ne se passe pas grand-chose ici, c’est pour ça aussi que c’est le silence radio… ou plutôt silence blog et commentaires. C’est la saison pourrie. Il faut tout faire : des candidatures de stage parce qu’on ne veut pas de toi là où tu veux le faire, des dossiers de candidatures universitaires sauf que le choix est restreint, des dossiers de demandes de bourses et de logement, des candidatures pour d’autres choses (en l’occurrence le Salon du Livre de Paris), les projets universitaires, le mémoire. Bref, ça croule, et toi, bah t’as rien envie de foutre. Parce que te vendre, ça te fait chier, parce que rédiger aussi, parce que t’es perdue dans ton sujet, parce que t’es perdue tout court, parce que tu te demandes parfois ce que tu fous là, parce que merde, bah voilà. C’est toujours quand on a mille trucs à faire qu’on n’a plus envie de les faire et que les bras m’en tombent quand je les baisse, je me décourage à demi, et à savoir quand le chenapan reviendra…
La petite note fraîche : les petites pensées vagabondes, les bonnes lectures, le Stephenie Meyer qui me fait de l’œil, l’atelier d’écriture, l’option calligraphie… Amen.
A part ça, baaah rien, ou si peu de choses…
Ah si ! grande nouvelle, mon coloc’ s’est barré, pas trop tôt, j’en avais grave marre de mettre les mains dans la merde pendant qu’il en foutait pas une.
Je suis seule au moooonde (à imaginer avec des accents de chanson de Pascal Obispo, je crois qu’il doit baragouiner quelque chose comme ça dans un de ses ‘tubes’…)
Allez, hasta la vista. Vasistas et tout le blabla.
PS. J’ai été très contente de pouvoir démonter mon ordi, grâce à l’assistance téléphonique de mon père, parce que ça sentait le cramé et que l’alimentation m’a lâchée. Du pur bonheur.
PS encore. Je kiffe Seconde Chance, moquez-vous.
17:15 Publié dans Le Malaise mélancolique. | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Un trésor dans la Tamise, Melvin BURGESS
J’adore mon père et ma mère et j’étais fier de travailler pour aider à nourrir toute la famille. Mais le problème, avec l’honnêteté, c’est qu’il faut travailler dur pour arriver nulle part. Mieux vaut chiper que trimer.
Eprouver de la fierté, c’est bien, mais je me disais souvent que je préfèrerais avoir un peu honte et vivre une vraie vie avec Dix Tonnes et Davies.
Les fleurs se sont éparpillées au gré du vent et des flots. C’était d’une tristesse… Elles étaient jolies, mais rien ne vaut plus que d’être en vie. Tout l’équipage a observé un moment de silence. Je ne sais pas si c’était par respect pour Dix Tonnes, ou s’ils regardaient juste deux cinglés jeter un shilling par-dessus bord.
L’Alice May a poursuivi sa route. Derrière nous, les lis étaient ballottés par les vagues. Nous étions en partance pour la mer, sur les traces de notre ami. La seule différence, c’est qu’il était sous l’eau et que nous étions dessus.
Un trésor dans la Tamise, Melvin BURGESS
17:11 Publié dans Mes lectures, extraits. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un toit pour nous trois, Jackie French Koller
« Alors, tu me montres ton œuvre ? » dis-je en espérant faire diversion.
Ma manœuvre réussit, et Mandy se met à fouiller dans son panier repas.
« C’est ça ! »s’écrie-t-elle en brandissant un morceau de papier journal tout froissé. Elle le déplie et me montre une espèce de grosse pizza au salami couverte d’épaisses traînées de peinture.
« Oh… la jolie fleur. »
La fleur, ça marche presque à tous les coups. Mandy aime bien les fleurs, et elle adore en peindre de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Mais cette fois-ci, c’est raté.
« Ce n’est pas une fleur. C’est Casey, dit-elle d’un ton ulcéré.
- Oh, bien sûr, c’est Casey, que je suis bête ! »
Je prends le dessin de Mandy.
« C’est tout à fait lui. Comment est-ce que j’ai fait pour ne pas le reconnaître ?
- Faut pas être bien maligne. »
« Est-ce que maman est quelqu’un de méchant ? »
Je détourne le regard pour que Mandy n’y lise pas la terrible réponse. Oui, c’est quelqu’un de méchant, d’affreux, d’égoïste, et je la déteste ! Mais dès que je m’avoue que je la déteste, j’ai honte. Je me sens coupable d’être en colère. Je pense à tout ce que maman a promis dans els larmes, toutes les fois où elle annonce : « Jamais, Anna, plus jamais. Tu verras… »
Nous faisons demi-tour et marchons lentement vers la plage, la main dans la main. Les montagnes sont d’un bleu-vert profond. Elles font comme des bras immenses, qui m’entourent et me protègent.
Un toit pour nous trois, Jackie French Koller
17:10 Publié dans Mes lectures, extraits. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
S.O.S. grands-pères, Anne-Marie DESPLAT-DUC
« Tu vois, Sébastien, cette maison, c’est TA maison. Plus tard, elle sera à toi, parce que tu l’aimes et elle aussi, elle t’aime. Si, si, tu peux me croire. L’hiver, quand tu n’es plus là, elle s’ennuie. Les pierres sont grises suintent un peu, les meubles craquent, les oiseaux ne gazouillent plus le matin sur le toit.
Tout est triste. Et puis, un peu avant ton arrivée, au printemps elle se fait belle. La glycine grime jusqu’au balcon, les pierres s’ensoleillent, l’hirondelle refait son nid sous le chéneau. Alors tu arrives et tout le monde est content. »
S.O.S. grands-pères, Anne-Marie DESPLAT-DUC
17:06 Publié dans Mes lectures, extraits. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quatre sœur, Tome 1 – Enid, Malika FERDJOUKH
La petite sœur devenait grande. L’an dernier, Enid pouvait rester en chemise, à claquer des dents et à rabâcher : « J’ai froid, j’ai froid, j’ai froid », sans penser que l’antidote était d’enfiler un pull.
Plutôt un moyen d’avoir la paix, la durée d’occupation d’une salle de bains par Bettina allant de quarante-cinq minutes (si elle était pressée) à deux heures et plus (dimanches, vacances et fêtes).
Elle avait entendu un fantôme. Mais convaincre les grands c’était comme vouloir qu’un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début.
« - Problème : il n’y a pas de sous-titres français, précisa Clovis.
- Bah, dit Béhotéguy, dans les films d’horreur les dialogues sont tous les mêmes, « Oh my God ! » ça veut dire : « Au secours, le tueur s’est enfermé dans la même pièce que moi ! »
- Et « Fuck him ! » ça veut dire : « Je lui tire dessus au Magnum 357 depuis une plombe, pourquoi est-il toujours vivant ?! »
« - La fille d’une collègue de Charlie. Elle s’appelle, tenez-vous bien, Pigeon.
- Colombe, corrigea loyalement Enid. »
Philippe Belmonbiche était un professionnel. (…)
« -Colmater c’truc ? Pose et épose. Echafaudage. Escalade. Rebouchage. Ca va vous coûter… »
Et de proférer un de ces chiffres cardiotoniques dont il avait le secret.
Quant à Hortense et Geneviève, elles ne firent rien, sinon essayer d’avoir l’air normal, ce qui leur donna l’air louche.
(…) tante Lucrèce s’écroula un peu plus dans le sofa, au bord de la syncope.
« - Vite, mon sac ! gémit-elle. Mon vieil armagnac ! Mon vieil armagnac… »
Bettina bondit sur ses pieds et tourna la tête dans tous les sens, l’air de chercher quelqu’un.
« Un vieillard maniaque ? répéta-t-elle. Où ça, un vieillard maniaque ? »
Quatre sœur, Tome 1 – Enid, Malika FERDJOUKH
Parenthèse littérature jeunesse. Un peu décalé, mais séduisant et drôle.
17:04 Publié dans Mes lectures, extraits. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
