14/12/2008

Les filles sont trop gentilles, Sparkle Hayter

En plus du sumac vénéneux que je fais pousser sur le bord de mes fenêtres dans le cadre d’un programme de dissuasion des cambrioleurs, je garde toujours à portée de la main : un flacon d’eau de Cologne additionnée de poivre de Cayenne, un parapluie automatique et toutes sortes de petits objets pouvant faire office d’arme, dont un Epilady et un pistolet de colle à prise ultra-rapide, muni de deux embouts (sortie régulière et pulvérisation). En cas d’attaque, je peux balancer à l’agresseur de la colle brûlante en pleine poire, même à trente mètres. Si ce dernier accessoire signait pour moi une escalade dans la course à l’armement, je n’étais cependant pas encore prête à suivre les masses et à m’équiper d’un vrai flingue.


Il s’agissait du cas Cécile Le Doc, de Nice, France.
« Une femme adorable », selon l’avis unanime de ses voisins. « Une épouse douce, soumise et dévouée. »
Douce, soumise et dévouée, jusqu’au soir où, après une dispute, Cécile Le Doc frappa à mort son mari avec leur tortue de neuf kilos, Henri.
Pauvre mari.
Pauvre tortue.
Je ne pus résister à la tentation de garder cet article pour le chapitre de mon album de coupures de presses intitulé « Armes inhabituelles ».


Jerry était néanmoins persuadé qu’il avait le profil de l’emploi. Dans ce but, il suivait des cours d’allemand chez Berlitz et pratiquait tous les jours avec nous. A l’entendre, vous auriez cru qu’il réclamait d’urgence une manœuvre de Heimlich.


Mme Ramirez s’imagine que je gère pendant mon temps libre un cercle de travelos call-girls. Pour elle, toutes les jeunes femmes ou tous les androgynes qui mettent les pieds dans l’immeuble sont des call-girls qui viennent me rendre visite.


Les femmes font toujours regretter aux hommes ce que la nature les a poussés à faire.


Ça me rappela mon enfance, quand Tante Mo m’avait dit : « Tu ne veux pas aller au paradis ? » J’avais hésité, considéré la question et demandé, suspicieuse : « Tu y seras ? »


- Tu es convaincue, maintenant ? Tu es prête à remercier le Seigneur de t’avoir sauvé la vie et à la lui consacrer pour t’acquitter de ta dette ?
Présenté sous cet angle, j’avais presque l’impression de ne pas avoir le choix. Mais je me rappelai à temps que selon les standards inflexibles de l’Ancien Testament énoncés par Tante Mo, tous les beaux mecs devaient être en enfer. Le doute revint subitement obscurcir ma foi.


Les filles sont trop gentilles, Sparkle Hayter

 

Ah, moins drôle que le premier... du moins au début. Mais après, ça se rattrape plutôt pas mal. Du bon.

07/12/2008

A comme Alibi, Sue Grafton

Hormis les cas où le coupable est de toute évidence un maniaque criminel, la police a tendance à rechercher les auteurs de meurtres dans l’entourage de la victime, ses proches et ceux qu’elle aimait. Et les chiffres prouvent qu’ils ont raison. De quoi frémir quand on dîne à la table familiale avec son mari et ses cinq bambins. Tous ces assassins en puissance qui vous tendent leur assiette…

 

Son mari l’avait plaquée pour une jeunette de cinquante-cinq ans. Ruth, qui avait alors soixante-deux ans, pensait ne jamais retrouver de travail.

- J’étais pourtant en pleine forme, précise-t-elle.

Elle était efficace et responsable, mais, bien sûr, se faisait damer le pion par des gamines impertinentes et inexpérimentées qui montraient mieux leurs jambes que leurs compétences.

- Plus grand-chose en devanture, ajoute-t-elle en gloussant. Les seuls rembourrages qui me restent me servent à m’asseoir.

 

J’approche, de plus en plus gênée, en évitant instinctivement de faire du bruit. C’est alors qu’un sifflement déchire le silence. Je bondis de frayeur en me détendant comme un ressort. Je tourne la tête en direction du bruit. Deux oies me foncent dessus en se dandinant, cou tendu en avant, bec ouvert laissant apparaître une vilaine petite langue. Je ne peux m’empêcher de crier et je bats en retraite vers ma voiture en marchant à reculons pour ne pas les quitter des yeux. Mais les bestioles couvrent le terrain qui nous sépare en un temps record, me forçant à prendre mes jambes à mon cou. J’ouvre la portière et je me jette à l’intérieur de ma voiture, dans un état de panique je ne n’avais pas ressenti depuis des années. Je verrouille les deux portières, craignant presque de voir ces sales volatiles s’attaquer aux vitres et les faire voler en éclats. […]

Je demande à Nikki quels sont ces monstres.

- Hansel et Gretel, répond-elle placidement. Ce sont des oies d’Embden.

- Que ce soient des oies, ça je m’en étais rendu compte. Mais elles ont été dressées pour tuer ou quoi ?

 

Ses yeux s’emplissent de larmes. Sa douleur franchit l’espace qui nous sépare comme une grosse vague salée et je sens aussi les larmes me monter aux yeux. Je tends le bras pour lui prendre la main.

 

« Attention, pas de conclusion sauvage »

 

Ses mains bougent automatiquement, en gestes pleins de grâce, et je me rends compte qu’elle traduit simultanément toutes ses paroles pour son fils. Je me sens presque mal élevée, et en tout cas très gênée, de ne pas pouvoir en faire autant. Nikki appuie ses gestes de mimiques expressives et de grimaces diverses. Son visage, et son corps entier, semblent participer à la conversation. J’ai l’impression qu’ils se racontent des blagues dans mon dos. […] Je me prends à envier leur connivence, leur mode de communication cryptique, où Colin est le maître et Nikki l’élève.

 

 

A comme Alibi, Sue Grafton

 

Je suis assez difficile à convaincre sur les fins, en là j'avoue que c'était pas mal. J'étais presque autant en panique que l'héroïne. Un bon point, mais sinon c'était pas aussi... je sais pas, abouti peut-être ? ça manquait de fun... Mais pas mal tout de même.

03/12/2008

Contes et récits, Oscar Wilde

Le Rossignol pressa donc plus fort contre l’épine, et l’épine lui toucha le cœur, et un farouche frisson de douleur le déchira. Amère, amère était sa douleur, et de plus en plus sauvage s’élevait sa chanson, car il chantait l’amour qui s’accomplit dans la Mort, l’amour qui ne meurt pas dans la tombe.
Et la merveilleuse rose devint pourpre, comme la rose du ciel oriental. Pourpre était la ceinture de pétales, et pourpre comme un rubis était le cœur.
Mais la voix du Rossignol s’affaiblit, et ses petites ailes se mirent à battre, et un voile lui couvrit les yeux. De plus en plus faible était son chant, et il sentait quelque chose dans sa gorge qui l’étouffait.
Alors il exhala son dernier souffle de musique.

Le Rossignol et la rose



- Je ne vais pas m’arrêter de parler, sous le prétexte qu’elle e fait pas attention à ce que je dis. J’aime à m’entendre parler. C’est l’un de mes plus grands plaisir. J’ai souvent de longues conversations, toute seule, et je suis intelligente que, parfois, je ne comprends pas un traître mot de ce que je dis.

- Mon brave, s’écria la Fusée, d’un ton très arrogant, je vois que vous appartenez aux classes inférieures. Une personne de ma position sociale n’est jamais utile. […] En vérité, j’ai toujours été d’avis que le travail pénible est simplement le refuge des gens qui n’ont absolument rien à faire.

La Fusée remarquable



- Dans la guerre, répondit le tisserand, le forts réduisent les faibles en esclavage, et en temps de paix, ce sont les riches qui réduisent en esclavage les pauvres. Il nous faut travailler pour vivre, et ils nous donnent des salaires si misérables que nous périssons. Nous travaillons pour eux toute la journée, et ils entassent de l’or dans leurs coffres, et nos enfants dépérissent avant l’heure, et le visage de celles que nous aimons devient dur et mauvais. C’est nous qui foulons les raisins, et c’est un autre qui boit le vin. C’est nous qui semons le blé et notre propre table est vide. Nous avons des chaînes, bien que nul œil ne les voie ; et nous sommes esclaves bien qu’on nous appelle libres.

Le Jeune Roi



Lord Arthur sourit et hoche la tête :
« Je n’ai pas peur, répondit-il. Sybil me connaît aussi bien que je la connais.
- Ah ! je suis un peu déçue de vous entendre parler ainsi ! Le fondement du mariage, c’est la mutuelle méprise.

- Puis-je vous demander à qui vous la (une bombe) destinez ? Si c’est pour la police ou pour qui que ce soit de Scotland Yard, je regrette vivement, mais je ne puis rien pour vous. Les détectives anglais sont meilleurs amis, et j’ai toujours constaté qu’en comptant sur leur stupidité, nous pouvons faire exactement ce qui nous plaît. Je ne saurais me passer d’aucun d’entre eux.

Le Crime de Lord Arthur Savile



- Je crains que le fantôme n’existe bel et bien, dit Lord Canterville en souriant, […]. Il est connu depuis trois siècles, depuis 1584, en fait, il fait toujours son apparition avant la mort d’un membre de notre famille.
- Ma foi, il en est de même du médecin de famille, Lord Canterville. Mais, de spectres, il n’en existe pas, monsieur, et j’imagine que les lois de la nature ne vont pas être suspendues pour l’aristocratie britannique.

Le Fantôme des Canterville



Ma Muse, avoir besoin d’inventer un sujet,
Tant que ton souffle est là, qui dans ma poésie
Verse un thème charmant, - toi-même, - trop parfait
Pour qu’un écrit vulgaire, après, s’en rassasie ?
Oh ! sois remercié, si quelque chose en moi
Méritant d’être lu se présente à ta vue :
Car qui donc se tairait, impuissant, devant toi,
Lorsque l’invention s’éclaire à ta venue ?
Sous la dixième Muse, et dis fois plus puissante
Que les neufs d’autrefois qu’invoquent les rimeurs ;
Et celui qui t’invoque, alors, ah ! qu’il enfante
Des rythmes éternels pour le temps qui ne meurt !
Sonnet XXXVIII, vers 1-12, Shakespeare

Le Portrait de Mr. W. H.



Contes et récits
, Oscar Wilde

 

Je me suis souvenue que j'avais déjà lu Le Rossignol et la Rose, et je me suis également souvenue que j'avais trouvé l'histoire horriblement triste... enfin j'étais jeune à l'époque. Mais j'ai encore trouvé ça triste. Les contes étaient d'une longueur ! J'ai dû me pousser au cul pour les terminer, certains étant moins longs que d'autres. Mais je ne suis décidément pas fan des contes et de leurs morales.

Les nouvelles étaient plus intéressantes, j'ai trouvé, et plus prenantes... Et drôles, parfois dans l'absurde, mais drôles tout de même... Sauf  Le Portrait de Mr W.H.... Oh pitié...

Je tiens toujours à lire les pièces de théâtre.

 

Les filles n’en mènent pas large, Sparkle Hayter

- A cause de vous, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit !
Je suis toujours très charmante avec Mme Ramirez. C’est une sorte d’expérience. Je teste la théorie « achevons-les-en-douceur ».
[…]
Le problème de Mme Ramirez, comme j’ai essayé de le lui expliquer 354 fois, c’est que le volume de son Sonotone est réglé beaucoup trop haut, ce qui amplifie tous les sons qui viennent de mon appartement, qui est juste au-dessus du sien. Résultat, elle ne fait pas la différence entre une bouteille de soda qu’on décapsule et un coup de fouet. Ou il suffit que mon chat, Louise Bryant, coure sur le parquet, pour qu’elle s’imagine qu’on est toute une bande à danser le mambo à poil. Elle se met alors, à intervalles réguliers, à m’engueuler et à vociférer des grossièretés.


Dieu merci, j’avais encore dans mon sac deux autres moyens de défense : un atomiseur d’eau de Cologne bon marché additionnée de piment de Cayenne, censé faire office de bombe paralysante, et un Epilady à piles. Je m’étais rendu compte un jour en l’utilisant que cet ustensile tenait plus de l’arme offensive que de l’accessoire de beauté féminine.


Je revenais du bar quand l’une des deux cents personnes que j’essayais d’éviter m’assaillit et vint remuer le couteau dans la plaie.
Solange Stevenson me posa la main sur l’épaule.
- Tu dois te sentir horriblement mal, ma chérie. Ton mari qui vient à la soirée de ta boîte au bras de sa jeune maîtresse ! Il faut que tu saches que c’est normal que tu éprouves ce malaise, Robin, que tu aies ce sentiment d’infériorité et cette impression de ne pas être à ta place. Mon Dieu, si quelqu’un ce soir a le droit de se sentir inférieur et pas à sa place, c’est bien toi, ma chérie.
Elle s’était approchée par-derrière. Solange se déplaçait comme un Apache : vous ne l’entendiez jamais arriver et tout d’un coup, vous vous retrouviez avec son tomahawk planté dans la tête.


D’une manière ou d’une autre, il fallait que j’évacue mon stress. Je partis donc à la recherche de Burke et Amy, avec la ferme intention de les mettre mal à l’aise, sachant que cela me ferait le plus grand bien.
Ils étaient justement en train de danser sur les Beatles. Je respirai à fond, rassemblai ma dernière once de culot, m’avançai sur la piste en me trémoussant et m’incrustai entre eux. J’avais toujours à la main le couteau à beurre que j’avais pris sur le buffet.
- Salut Robin, me lança Burke en grimaçant comme s’il venait de poser le pied sur un truc visqueux et puant.


Deux appels d’Elroy, un de mes fans « assidus » qui m’imaginait en dominatrice et prenait son pied en m’écrivant ou en me téléphonant pour m’exposer les punitions qu’il désirait que je lui inflige. Cette fois, il me demandait de lui fouetter les fesses, nues bien entendu, à grands coups de sangle, et de lui coller les paupières avec de la Superglu.
Et on dit que l’amour est mort.


- Pas la peine de courir chez McGravy pour aller pleurer que je ne suis qu’une ordure sexiste qui ferait se retourner Edward R. Murrow dans sa tombe.
On aurait dit qu’il lisait dans mes pensées.
- Moi, au moins, je n’ai jamais roté à une conférence de presse retransmise par une chaîne nationale en direct de la Maison-Blanche. Avec le micro juste au-dessus.
Touché.
Et le pire, c’est qu’il continuait.
- Moi, au moins, je n’ai pas demandé à une femme qui avait mangé le cadavre de son compagnon pour survivre à une catastrophe aérienne le goût qu’il avait.
(Le goût du poulet, à la fois dur et gras.)
[…]
Bon, et alors ? J’avais roté pendant une conférence de presse retransmise en direct de la Maison-Blanche à travers la moitié du globe. J’avais par la même occasion abrégé ma carrière de correspondante à Washington.
[…]
Allez, allons-y, passons maintenant à l’histoire de cette bonne femme qui avait bouffé le cadavre de son mec pour survivre à un accident d’avion. Elle était très ouverte à ce sujet et moi, voyez-vous, je suis d’une nature curieuse.


- Robin, s’il te plaît, est-ce qu’on ne pourrait pas être amis, ou collègues au moins. Pourquoi faut-il toujours qu’on se bagarre ?
- Excuse-moi, je ne voulais pas être désagréable, Burke…
- Je sais…
- … Mais je me suis souvenue que tu n’étais qu’une grosse merde visqueuse et je n’ai pas pu m’en empêcher.


Burke m’aida à me lever et me soutint jusqu’à la rue. Après avoir hélé un taxi, il insista pour me raccompagner chez moi. En fait, j’étais complètement soûle. A mi-chemin entre le Keggers et chez moi, je commençai à me sentir devenir toute verte.
- Oh, merde !
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Je ne me sens pas bien.
Je baissai la vitre.
- Tu vas dégueuler ?
Burke semblait alarmé. Malgré mon état comateux, je voyais à quel point il était affligé à l’idée que son ex-femme puisse gerber dans un taxi. Burke Avery, toujours si net et bien soigné. Pour l’angoisser un peu plus, je laissai pendre ma tête au-dessus de ses genoux.
[…]
- Penche-toi par la fenêtre.
Sans attendre, Burke me poussa la tête au-dehors. J’avais l’impression d’être un berger allemand en promenade avec Maîmaître.


Pour Mme Ramirez, tous mes amis étaient des travelos ou des putes. Et moi, j’étais un travelo et une pute.
[…]
Je la laissai plantée là et sortis de l’immeuble, poursuivie par ses « traînée ! » et « sodomite ! » à vous crever le tympan.


A peine avais-je terminé ma phrase que Burke me saisit par les épaules, me fixa avec une expression de terreur et m'embrassa à pleine bouche. Ce geste me surprit tellement qu’il me fallut un moment pour m’en remettre. Mais passé l’instant de stupeur, je ripostai violemment : je le repoussai de l’autre côté de la table et le giflai.
J’avoue que la claque n’était pas nécessaire, mais dans la crainte de ne jamais retrouver une si bonne raison de le gifler, j’avais sauté sur l’occasion.


Lentement, sans bruit, je m’emparai de ma bouteille d’eau de Cologne et de mon parapluie, un parapluie télescopique qui s’ouvre tout seul quand on appuie sur un bouton. En visant bien, cet accessoire pouvait sérieusement handicaper l’attaquant et en même temps, il faisait office de bouclier. Je le gardais toujours à côté de mon lit.
[…]
D’un mouvement vif, je passai l’angle du mur, allumai la lumière et me précipitai dans le salon.
- Ha ! criai-je en brandissant mes armes, le parapluie d’un côté, le parfum de l’autre.
Vas-y, fais-moi peur.
Il n’y avait pas âme qui vive dans la pièce, si ce n’est mon chat, un cafard coincé sous une patte de devant.


Quinze mille chauffeurs de taxi à New York et il fallait que je tombe sur le seul qui respecte le code de la route.
- Pour moi aussi, au printemps dernier, c’était une question de vie ou de mort. Triple pontage. Vous savez, avant cette opération, je ne connaissais même pas l’âge de mes petits-enfants. Maintenant, la vie a un sens pour moi.
Quinze mille chauffeurs de taxi à New York et il fallait que je tombe sur le seul qui parle anglais.


Le jour où Claire mettrait les pieds au Old Homestead, le pape irait au bordel.


Les filles n’en mènent pas large
, Sparkle Hayter.

 

Fun, néanmoins, ça ne vaut pas un bon Janet Evanovich.

The Picture of Dorian Gray, Oscar Wilde

The artist is the creator of beautiful things. […] There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are well written, or badly written. That is all. […] No artist desires to prove anything. Even things that are true can be proved. […] All art is quite useless.


The son, who had been his father’s secretary, […] and on succeeding some months later to the title, had set himself to the serious study of the great aristocratic art of doing absolutely nothing.


To get back my youth I would do anything in the world, except take exercise, get up early, or be respectable.


The Picture of Dorian Gray, Oscar Wilde

 

Je recommande la préface. Et sinon, bah je m'attendais à du scabreux, à de la décadence, mais vraiment, de la grosse déprav'... Petit joueur. Bon sauf quand il commence à cisailler des carotides, mais sinon acheter de la tapisserie, c'pas si choquant. Enfin voilà, fallait bien que je le lise un jour. J'aimerais lire ses pièces de théâtre, c'est qu'il est drôle le bougre quand il veut...